Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences Territoriale

Pour une ingénierie de projet

 

 

 

L’anticipation ou la quête du Graal

 

 

Les horizons temporels des décideurs, élus des territoires, chefs d’entreprises, acteurs du service public, partenaires sociaux se sont considérablement réduits en ces temps de crise économique. Pour l’entreprise, l’avenir rime avec la temporalité du carnet de commandes, pour le salarié, son projet professionnel s’inscrit au gré des opportunités que peut ou pas offrir le bassin d’emploi, la prise de risque pour les élus comme pour les partenaires sociaux n’est guère plus aisée.

 

L’avenir se subit bien souvent et sa maîtrise ressemble à un vœu pieux. Et paradoxe, c’est bien sûr, en temps agité que la prévision est encore plus nécessaire. En effet, comment gérer sans ligne d’horizon ? Comment préparer la ressource humaine sans connaître les emplois de demain ? Comment rendre les territoires attractifs sans perspective de projets cibles ?

 

L’avenir doit se dessiner, se modeler et c’est aux acteurs de se prendre en charge, quel dessein commun, quel projet de développement… là où l’expert pouvait suffire durant les trente glorieuses, en avenir certain, les acteurs doivent se rencontrer, se raconter et se confronter :

 

« la prospective est la mobilisation des êtres humains comme acteurs de leurs avenirs, dans un processus de recherche de directions possibles de l'évolution du monde moderne, de choix, et de mise en œuvre collective de ces choix pour une construction de l'avenir (…)"L'avenir n'est plus ce qui doit inévitablement se produire, il n'est même plus ce qui va arriver, il est ce que l'ensemble du monde va faire.[1]

 

 Territoires, Entreprises : un dessein partagé ?

 

Si ce travail d’anticipation est donc bien le fruit d’une rencontre, d’une confrontation mettant en scène un projet politique d’entreprise et/ou de territoire, des conditions nécessaires sont requises. La rencontre ne peut se faire sui generis.

 

Une première rencontre est essentielle, celle de l’entreprise et du territoire. Cette rencontre ne va pas de soi et la manière dont le territoire ou l’entreprise se vivent l’un l’autre conditionne les modes d’usage… d’instrumentalisation réciproque. Une autre rencontre est essentielle, celle des habitants avec l’activité économique. Là aussi, peut-on se contenter d’un modèle adéquationniste, peut-on agir sur les ressources, les créer, les développer... les anticiper ?

 

La GPEC territoriale crée cet espace de rencontres entre des logiques, qui par le passé, se travaillaient de manière segmentée : la logique des branches, des entreprises, de l’appareil de formation, du projet de développement du territoire. Le territoire est de plus en plus perçu comme un des lieux stratégique du croisement de ces différents points de vue permettant un enrichissement de nos modèles de régulation.

 

Pour une ingénierie au service du dialogue territorial

 

"En prospective, je pense que le service public n'est plus seulement à concevoir, de façon classique, comme l'organisation d'une production de prestations. Le service public doit être conçu comme le lieu de mise en ordre et d'animation de quelque chose de plus vaste que lui, et que j'appelle l'espace public. Les fonctionnaires doivent devenir les animateurs, les gardiens, les veilleurs d'un espace public qui les dépasse, dans lequel viennent - doivent pouvoir venir - tous les citoyens. C'est une vision plus prospective, plus porteuse de sens pour la vie collective que la seule vision économique (utilitaire) de prestations de services, nécessaire pour la gestion, mais limitée."[2]

 

De nouvelles modalités de travail s’éprouvent ainsi sur les territoires et de nouvelles pratiques sociales s’élaborent. Compte tenu de la complexité de l’exercice, de la multiplicité des acteurs à convier au débat, de la pluralité des acteurs en charge de décisions, de l’hétérogénéité des bénéficiaires ultimes de ces process, une ingénierie partagée co-construite devient l’axe structurant des projets de GPEC territoriale.

 

Un tiers externe au jeu des acteurs à certaines étapes clés du process est de nature à faire progresser collectivement les acteurs dans les voies et chemins leur permettant de produire un compromis social le plus acceptable compte tenu des intérêts en jeu.

 

Rhizome, un tiers externe au jeu des acteurs sur les territoires

 

Rhizome, société d’études, de conseil et de stratégie, a construit depuis 1993 son savoir-faire au sein de réseaux complexes d’acteurs engageant les secteurs publics, parapublics, associatifs, et privés tant au cœur des articulations entre Intérêt Général et action publique de proximité, qu’au cœur des articulations entre entreprises, branches, et territoires. Elle se donne pour vocation d’accompagner :

-          la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques,

-          la modernisation de l’intervention publique et la valorisation des actions publiques ;

-          la professionnalisation des opérateurs en charge d’une mission de service public.

 

Rhizome est également organisme de formation depuis 2001 (n° de déclaration : 82260110326 délivré le 03/04/2001 en Rhône-Alpes).

 

Le cabinet Rhizome est référencé par l’A.N.S.P. – l’Agence Nationale de Services à la Personne – et l’A.N.A.C.T. – Agence Nationale d’Amélioration des Conditions de Travail – en coordination avec les services de l’Etat dans le cadre du programme THETIS pour apporter un appui auprès des structures agréées dans le cadre des domaines suivants : organisation de la production de services, gestion des ressources humaines, amélioration des conditions de travail, prévention des risques professionnels et certification de la qualité.

 

Il est en outre habilité par l’ANESM – Agence Nationale de l’Evaluation et de la Qualité des Etablissements et Services Sociaux et Médico-Sociaux - pour la réalisation des évaluations externes prévues par la Loi 2002-2.

 

Le cabinet Rhizome a également développé une expertise en matière de prévention des risques organisationnels : participation en 2008/2009 à des actions de professionnalisation sur les thèmes suivants :

-       « Evaluation et clinique du travail » auprès du Pr Ch.DEJOURS et du Dr B.ODIER –CNAM Paris/ASM 13[3] ;

-       « Prévention des risques psychosociaux » – Institut de Psychologie Lumière Lyon II/GREPSYT[4] ;

-       « Clinique de l’activité, travail et pouvoir d’agir » – CNAM Paris/GRePS[5], Y.CLOT.)

Le cabinet Rhizome a aujourd’hui une habilitation (DRTEFP/CRAM/ARACT) à intervenir sur la prévention des risques professionnels (IPRP sur la compétence organisationnelle). Le cabinet Rhizome participe également aux réflexions de l’A.R.A.P.T.[6] composée en majorité de médecins du travail et de médecins de prévention.

 

Ainsi, depuis plusieurs années, le cabinet Rhizome coopère étroitement à la fois avec les médecins du travail, les médecins de prévention, mais également les médecins inspecteurs du Travail et de la Main d’œuvre ainsi que les médecins Inspecteurs de Santé Publique.

 

Dans ce cadre, Rhizome a développé :

 

- une compétence en matière de conduite et d’accompagnement de projets complexes, associant une multiplicité d’acteurs d’horizons différents, mais également en matière de soutien à l’émergence de projets ;

 

- une capacité d’expertise en matière d’évaluation des politiques publiques notamment sur les politiques sociales, les politiques de l’emploi et d’insertion des personnes les plus fragilisées ;

 

- une compétence d’animation en matière de conduite de l’innovation, pour permettre aux acteurs publics et/ou privés d’acquérir les compétences nécessaires pour répondre à l’évolution des nouveaux enjeux, et d’élaborer des scénarii d’évolution ;

 

- une compétence de formation, et en particulier de formation-action, invitant ainsi des professionnels à co-produire des repères opérationnels, adaptés à leurs contextes de travail :

 

- une compétence en matière d’élaboration de guides, d’outils méthodologiques et stratégiques et de documents de capitalisation, de valorisation et de programmation des actions publiques ;

 

- une compétence tant dans la réalisation que dans l’accompagnement de diagnostics et de plan d’actions auprès des entreprises publiques, privées, associatives, des branches ou des territoires ;

 

- une compétence d’accompagnement à la négociation dans le cadre d’accords collectifs à construire ;

 

- une compétence en matière de médiation et notamment de médiation préventive ;

 

- une compétence en matière de conception, d’accompagnement à l’évolution, et d’évaluation des systèmes d’information.

 

Les ambitions de l’équipe de Rhizome trouvent leurs fondements dans l’animation de la confrontation de points de vue auprès d’acteurs inscrits dans des logiques différentes afin d’enrichir les pratiques, réflexions, modes d’intervention et modes de coopération : ainsi, l’organisation d’espaces d’échanges fait partie intégrante de l’activité quotidienne de Rhizome :

- réalisation et animation de séminaires de réflexion,

- parution d’une revue “Passions et Raisons Publiques : de l’impertinence de la pensée à la pertinence de l’action

- animation d’un site internet : www.rhizome-conseil.com

 

Ces différents espaces sont destinés à mettre en lumière et en jeu les tensions, les dynamiques, les contradictions, “les passions et les raisons” portées par les acteurs, tant privés que publics, ceci afin de construire ensemble des lignes d’évolution, des esquisses de projet et des axes de réflexion.

 

Elle participe également à la rédaction d’un certain nombre de documents (ouvrages collectifs) destinés à diffuser largement et valoriser les réflexions et actions menées avec ses partenaires (éditions du B.I.T., éditions liaisons sociales, éditions de l’E.N.S.P./E.H.E.S.S., éditions de l’I.N.T.E.F.P., C.N.E.S.M.S./D.G.A.S., D.I.V., D.R.A.S.S., D.R.T.E.F.P,.….).


Une offre de service pour une ingénierie de la GPEC territoriale

 

L’exercice de GPEC territoriale soulève ainsi différentes problématiques sur lesquelles les acteurs peuvent se sentir en difficulté :

 

- comment construire une plateforme de travail qui va permettre aux différents acteurs, chacun à sa place et dans le respect de ses prérogatives, de définir un projet cible de développement où les questions économiques et sociales vont pouvoir se croiser et se nourrir ?

 

- comment formaliser une demande d’expertises et de connaissances statistiques pour conforter ou infléchir les hypothèses de développement voulues par les acteurs et contribuer à l’aide à la décision ?

 

- comment accompagner à la formalisation d’un projet de GPEC, avec son système d’information, de suivi, de pilotage et d’évaluation ?

 

- comment formaliser, valoriser, communiquer et évaluer un projet de GPEC territoriale ?

 

- comment créer les conditions de pérennité d’un dialogue social territorialisé ?

 

- comment faire monter en compétences les structures du territoire (CBE, MDE, …) pour mettre en place une ingénierie au service de la GPEC territoriale ?

 

- … ?

 

Rhizome est en mesure de vous accompagner dans une démarche prospective en mobilisant les outils de la politique contractuelle (notamment le volet prospectif des EDEC : appui technique et CEP), vous permettant ainsi d’affiner la vision dynamique des enjeux économiques, démographiques et sociaux qui s’offrent à un territoire, et cela, dans un souci opérationnel, celui de contribuer à la formalisation d’actions concrètes portées par les acteurs dans toute leur diversité sur un territoire.

 

Depuis 1993, date de notre création, nous œuvrons au service de la confrontation de point de vue, de la mise en commun des ressources au service de compromis sociaux donnant du sens aux projets de développement. La GPEC territoriale représente une formidable opportunité pour dynamiser les initiatives des entreprises, des acteurs des pouvoirs publics, des partenaires sociaux au service de la construction d’un projet social de performance globale des territoires.

 

 

 

 

 

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[1] Gaston Berger. Recherches sur les conditions de la connaissance, Paris, PUF, 1941, PUF

[2] Robert Fraisse, "De l'État régalien et/ou contractuel à l'État stratège et/ou médiateur", in Passions et Raisons Publiques n°2, 1er juin 1995, p. 14

[3] : Association de Santé Mentale, Paris 13ième

[4] : Groupe de Recherche d'Ergonomie et de Psychologie du Travail Rhône-Alpes

[5] : Groupe de Recherche en Psychologie Sociale

[6] : Association Rhône-Alpes de Psychodynamique du Travail