Que penser du dialogue social : entre chemises et accords signés. De nouveaux indicateurs pour la croissance. Demain un nouveau compte pour tous les salariés : débat au sommet social. Les nouvelles technologies s'invitent dans les métiers de la médecine. Le Data s'émancipe. Quel avenir pour les retraites ? Métropoles créatrices d'emploi ?

Un petit clic

Colloque annuel : Emploi et territories, Conseil d'orientation pour l'emploi en partenariat avec les échos
« Recul de l’industrie et de l’agriculture, progression des services, métropolisation, polarisation de l’emploi, crise : de profondes évolutions de l’activité et de l’emploi, récentes ou plus anciennes, impactent très inégalement les territoires. »

Lundi 12 Octobre 2015 à la maison de la Chimie

Et pourquoi pas un code de la route par automobiliste ! L’ordre public social avec sa production normative sur le champ de la question du travail semble mis à mal en l’espace de quelques mois. Attaqué de toute part et subissant une convergence d’assauts, y compris de lieux et de ressources inattendus : de Terra Nova, à Montaigne, en passant par les écrits d’un abolitionniste de la peine de mort ! Quelle mouche les a donc piqués ? S’agit-il d’un tir d’assaut groupé, orchestré, au risque d’évoquer la théorie du complot, ou de snappers isolés, francs tireurs s’attaquant à une proie semblant facile d’accès, déjà blessée ? En tous les cas, les joutes oratoires et les propos des experts patentés sont largement relayés par les media alléchés par un butin qu’elles s’imaginent bien gras. Tirant la petite phrase d’un rapport à peine effleuré, toujours hors de son contexte, et amusés à la seule idée que tout cela est bien trop complexe pour le vulgarus pecus que nous serions, convaincus à force de gavage, que le dégraissage serait l’unique solution.

Un petit clic

L'économie est-elle soluble dans l'ubérisation ? Après l'échec de l'économie de l'offre, n'existe-t-il pas d'autres alternatives : économie circulaire, réduction du temps de travail ? Et si nous regardions autrement la question de la dette comme nous y invite Stiglitz.
L'emploi, cause nationale ?
Des alternatives pour la pensée économie et un plaidoyer pour le renforcement de l'évaluation des politiques publiques.

Le Landerneau du monde du travail s’est agité en cette fin d’été dans l’attente d’un nouveau Ministre, pour remplacer le ministre démissionnaire... Une nouvelle ministre est nommée en la personne de Myriam El Khomri, mais sur quel espace de jeu : une feuille de route centrée sur la lancinante question du caractère obèse du code du travail souvent dénoncé comme oripeaux de tous nos malaises, laissant alors Bercy à la manoeuvre sur les questions d’emploi... ou un Ministère à portefeuille constant, ou encore une centration autour des questions d’exclusion, compte tenu de l’expérience acquise par Mme El Khomri ?

Un petit clic

C'est la rentrée. Une abondance législative : loi NOTRe, loi de transition énergétique, loi sur le dialogue social. Le revenu de base en Finlande. Des aéroports sous le risque de la privatisation... et pas qu'en Grèce. Des politiques austéritaires et leur résultat sur la faiblesse de la croissance et l'augmentation de la précarité et de la pauvreté. Une réforme de l'Etat permanente. Des réflexions en cours sur la gouvernance des instances quadripartites pour faire vivre la réforme de la formation professionnelle. Le SPE dans la tourmente de la décentralisation et des politiques en matière d'orientation. Data, objets connectés, silver économie. Le climat maltraité. Et bien d'autres choses encore.
Alors c'est parti !

Dans un monde où la pluralité de la pensée économique nous manque cruellement, un accord perdant-perdant Europe-Grèce. Le modèle économique de l'absurde. Des secteurs économiques en développement : e-commerce, économie collaborative, ESS, le futur s'invente. La RSE, les Français s'expriment. Les logiciels libres préférés par les collectivités locales. L'engagement des jeunes observé. Des inégalités toujours croissantes. Le développement durable, parent pauvre de la loi Macron. Formation pour les TPE, le FPSPP investit, le CEP et le CPF qui émergent dans le paysage. Quel avenir pour la représentativité patronale ?

Un mois de juin sur les réseaux sociaux. On commence à parler du Conseil en Evolution Professionnelle, enfin ! On prend en compte l'importance de la fraude fiscale comme facteur destructeur de notre balance des paiements. Une revendication de AVE pour voir se constituer une conférence sociale autour du Service Public de l'Emploi mis à mal avec les différentes volontés d'en prendre le contrôle. Un code du travail simplifié, nous dit-on ? La pensée unique qui s'impose auprès des économistes, malgré l'inconséquence des politiques conduites sous couvert d'orthodoxie dont on connait les méfaits en Grèce. Un projet de mise en place d'une commission paritaire nationale emploi pour les chantiers d'insertion.

Faire de l’Homme un simple vecteur de profitabilité, faire de la santé une simple marchandise : une volonté sournoise, rampante mais bien agissante est à l’œuvre : une société sans travail, sans femmes et hommes de métier devient le mythe fédérateur d’industriels qui rêvaient de faire de l’argent hier sans usines et demain sans travailleurs, et au risque d’y perdre notre intimité.

Des chômeurs sur écoute, une dette qui compromet l'égalité territoriale, l'AFPA transformée en EPIC et membre de droit du SPE, le secteur de l'IAE fragilisé mais si le travail se négociait ?

Nous faisons ici l’hypothèse que le concept de politique publique tel qu’il est utilisé aujourd’hui mine la notion même d’intérêt général mettant à mal la question publique qui relève d’une institution dotée d’une histoire avec ses valeurs... et des professionnels qui risquent d’être les tout premiers perdant d’une société dont la centralité serait devenue la satisfaction des besoins… mais des seuls rentiers.

Un mois d'avril où certains rêvent à un monde sans retraite, d'autres qui connaissent des fins de mois toujours des plus difficiles. Des enjeux forts pour l'orientation et la coordination du service public de l'orientation. Et une revendication de plus d'Etat qui se fait sentir au niveau des pays de l'OCDE

L’évaluation s’invite dans les constructions sociales des partenaires sociaux et c’est un fait nouveau qu’il convient de saluer. La question du choix de la méthode est éminemment stratégique. Des temps de dialogue et des espaces sécurisés restent à investir... pourtant les temps de dialogue devraient être optimisés, toujours plus courts, et les espaces risquent d’être de moins en moins sécurisés pour l’ensemble des parties, l’entreprise plutôt que la branche, là où une des parties est la plus faible. Un paradoxe à lever pour faire du dialogue social un vecteur de la performance économique et sociale.

Un mois de mars où il a été question de droits rechargeables, de décentralisation, de nouveaux indicateurs pour apprécier la richesse créée. Il a été question de solidarité avec le Peuple grec sous les fourches caudines des politiques d’austérité et avec le Peuple tunisien en prise avec la barbarie.
Et malgré tout, de bonnes nouvelles, la réforme de la formation pose les jalons d’une nouvelle approche pour les politiques volontaristes en matière d’emploi et Marcel Gauchet nous prédit un avenir pour les Etats.
Et enfin, une étude qui nous permet de repenser les politiques en matière d’emploi et en finir avec la faible efficacité des contrats aidés.

Lorientation, une politique publiquerécente
L’orientation professionnelle, des pratiques anciennes mais une politique publique récente

Dans un contexte de crise économique et sociale, dont il n’est pas le lieu ici d’en lister les principaux déterminants, mais où les conséquences sont manifestement visibles à tout citoyen : chômage de masse, précarisation croissante, inadéquation diverse entre compétence attendue et compétence mobilisable, inégalité entre les actifs en fonction de leur employabilité, inégalité entre les territoires, … le rôle de la puissance publique, l’Etat social est fortement interpellé.
Comment une politique publique est-elle en capacité de créer, voire plus modestement, de contribuer à créer de l’emploi ? Est-ce de son ressort ? L’Etat social en a-t-il les moyens mais plus globalement est-ce son rôle ? Alors quelle régulation publique ? Ne s’agirait-il pas de veiller à la capacité de tout un chacun de développer ses capacités et être acteur de son parcours de vie ?

Je m’interrogeais en janvier dernier afin de savoir si l’Etat social était Charlie, sans y apporter de réponses fermes et définitives, émerveillé naïvement de ce que l’on pouvait penser être un sursaut pour le bien commun.

Un mois riche de débat autour de l'économie : existe-t-il d'autres alternatives à la financiarisation, l'économie sociale et solidaire s'affirme dans le panorama... et existe-t-il une place pour les économiste hortodoxes ?
Un Service Public de l'Emploi à la recherche d'un chef de file... et la NOTRe toujours en débat

Pour faciliter la compréhension des enjeux territoriaux, des mutations de l’Etat, des reconfigurations des collectivités territoriales, de la place de la société civile dans la construction de l’intérêt général, Rhizome est un espace de dialogue, d’échanges et de formation au service des professionnels dans toute leur diversité en quête de ressourcement dans un environnement institutionnel des plus troublés.

Pour les parties prenantes engagées autour des questions relatives à la régulation publique dans les domaines de l’emploi, de la formation et du développement économique sur les territoires, les réseaux sociaux constituent des pépites d’informations bien précieuses pour penser les modalités d’intervention toujours plus aiguisées face aux enjeux toujours plus difficiles à déchiffrer.

Au-delà de la question du jour, afin de savoir qui, in fine, aura la responsabilité de la régulation publique, – je fais ici allusion aux épiques débats autour de l’acte III de la décentralisation -, une autre question, certainement plus centrale, est absente du débat public : une régulation publique pour faire quoi ?

En ce début d’année, le sens des mots, leur force et la manière dont ils peuvent être entendus, devraient nous conduire, plus que jamais, à la prudence et s’en remettre à un politiquement correct propice aux unions nationales. Or, les lendemains d’une journée particulière ne chantent plus l’air du bien commun et du vivre ensemble, que l’on découvre de jour en jour toujours des plus fragilisés.

Pour faciliter la compréhension des enjeux territoriaux, des mutations de l’Etat, des reconfigurations des collectivités territoriales, de la place de la société civile dans la construction de l’intérêt général, Rhizome est un espace de dialogue, d’échanges et de formation au service des professionnels dans toute leur diversité en quête de ressourcement dans un environnement institutionnel des plus troublés.
Pour les parties prenantes engagées autour des questions relatives à la régulation publique dans les domaines de l’emploi, de la formation et du développement économique sur les territoires, les réseaux sociaux constituent des pépites d’informations bien précieuses pour penser les modalités d’intervention toujours plus aiguisées face aux enjeux toujours plus difficiles à déchiffrer. 

Il convient de convoquer la lente histoire de la régulation publique sur le marché du travail qui semble bousculée en cette fin d’année afin de ramener un peu de sérénité face à des velléités déstabilisantes et dangereuses. 

Contact

  • Les vignes 26 400 PIEGROS-LA-CLASTRE
  • Téléphone : 04 75 40 04 05
  • Fax: 01 73 72 96 71
  • Contactez-nous
  • S.A.S. au capital de 25 000 Euros
  • RCS Romans : B 393 446 646
  • SIRET : 393 446 646 000 35
  • Code APE : 7022Z

Newsletter

Abonnez-vous à notre newsletter mensuelle.

A propos

Rhizome, société d’étude & de conseil a été créée en décembre 1993. Elle est également organisme de formation.