Les acteurs de l’insertion engagés dans un projet d’économie sociale et solidaire ont investi la question du développement durable comme une suite logique de leur intervention au bénéfice des publics éloignés de l’emploi. Ainsi, la question du développement durable est un sujet qu’ils mènent de concert avec les enjeux relatifs à l’insertion des publics à insérer.

Le débat social actuel se centre sur les vertus de la négociation d’entreprise qui s’opposerait à la rigidité d’un code de travail enfermé dans la gangue de la norme sociale autiste qui s’imposerait, sans aucune prise en compte du réel, aux chefs d’entreprise confrontés à la lourdeur des textes.
Si nous pouvons constater, que les critiques autour du projet de loi El Khomri portent essentiellement sur l’inquiétude réelle ou présumée de faire de l’entreprise un lieu déterminant pour le dialogue social, dialogue social qui risquerait d’être déséquilibré ; il convient de noter que le dialogue social au niveau des branches n’est pas soumis à inquiétude ou interrogation. Il semble plus équilibré et permet de construire une identité forte dans laquelle se reconnaissent les entrepreneurs comme les salariés. Alors que dire de la volonté du législateur de vouloir diminuer le nombre de branches et forcer au regroupement. Pour autant, ce mouvement ressemble au remake de l’organisation de la fusion des Organismes Paritaires de Collecte Agrée (OPCA). Cependant, attention à la symétrie des formes, les OPCA sont des outils au service des branches et les branches sont des instances politiques, la fusion ne peut en être que plus difficile.

Nous faisons ici l’hypothèse que le concept de politique publique tel qu’il est utilisé aujourd’hui mine la notion même d’intérêt général mettant à mal la question publique qui relève d’une institution dotée d’une histoire avec ses valeurs... et des professionnels qui risquent d’être les tout premiers perdant d’une société dont la centralité serait devenue la satisfaction des besoins… mais des seuls rentiers.

Au-delà de la question du jour, afin de savoir qui, in fine, aura la responsabilité de la régulation publique, – je fais ici allusion aux épiques débats autour de l’acte III de la décentralisation -, une autre question, certainement plus centrale, est absente du débat public : une régulation publique pour faire quoi ?

Pour faciliter la compréhension des enjeux territoriaux, des mutations de l’Etat, des reconfigurations des collectivités territoriales, de la place de la société civile dans la construction de l’intérêt général, Rhizome est un espace de dialogue, d’échanges et de formation au service des professionnels dans toute leur diversité en quête de ressourcement dans un environnement institutionnel des plus troublés.

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