La période de réserve a débuté le 24 mars à zéro heure et se termine le 18 juin à minuit
La « période de réserve électorale » est une tradition républicaine qui ne découle d’aucun texte. Cette période est fixée par le ministère de l’Intérieur pour chaque élection et transmise aux préfets.

Le dialogue social est une notion polysémique qui renvoie à plusieurs définitions, acceptions et envahit la sphère publique et médiatique. Que de représentations n’est-il l’objet ?
Il est souvent convoqué pour faire vivre différentes instances formelles ou informelles qui sont alors sensées produire un cadre normatif négocié ou tout simplement une réflexion partagée où le partage peut s’arrêter… au partage d’un désaccord. Le dialogue social renvoie alors à d’autres notions qui définissent les instances où ce dernier doit pouvoir s’exprimer : on parle de paritarisme, de partenaires sociaux, d’ordre public négocié… Ne fait-on pas état de la sagesse des partenaires sociaux dans leur capacité à traiter d’un objet sans le recours à d’autres observateurs, acteurs qui pourraient remettre en cause leur autonomie.

De modèle en modèle, on nous sert le modèle espagnol, les mythologies vont bon train, les rigidités de l'emploi et le code du travail, les communs et l'économie collaborative : un monde de bisounours ? Faut-il plus taxer les CDD ? Le coût pour les employeurs de la flexisécurité à la mode danoise. L'économie sociale et la quête de sa représentativité. Les potentialités de développement de l'emploi par la transition énergétique. Les inégalités de rémunération homme/femme. Ca coince pour la représentativité patronale.

Le projet de loi visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs ne fait pas l'unanimité, nous sommes loin de l'ambition de sécurité sociale professionnelle et de la loi du 5 mars relative à la formation professionnelle, l'emploi et la démocratie sociale. L'économie sociale et solidaire investit l'économie circulaire et la transition énergétique. La durée de vie en bonne santé et les inégalités sociales. E-santé : des opportunités mais de sérieux doutes. L'inventeur du 3 % de déficit doute de son invention et l'OCDE appelle à la relance de la demande et des dépenses publiques.

Le fonctionnement actuel de notre économie ne brille ni par son efficacité économique, ni par sa capacité à insérer de manière durable des populations de plus en plus marginalisées et fragilisées. Par ailleurs, pris en tenaille dans un effet ciseau redoutable, entre d’une part, une croissance de la population active et d’autre part,  un taux de croissance des plus faibles, l’émergence de politiques d’ambition en matière de transition qu’elle soit numérique, énergétique, voire collaborative ne semble pas partie prenante de l’agenda politique actuel tant préoccupé par des réformes constitutionnelles d’inspiration sécuritaire. Nous sommes ainsi prisonniers d’un débat politique accaparé par le court termisme et l’affichage. Alors que nous fêtons les 70 ans du Plan, l’horizon du long terme, de l’expression d’une ambition ressemble à la célébration d’une page d’histoire jaunie appartenant à l’ère glacière.

C’est dans ces moments effroyables, de réveil des plus douloureux, de gueule de bois des petits matins où Paris était une fête que la notion d’Etat envahit l’écran médiatique. On se rappelle alors qu’il y a encore des fonctionnaires qui ont fait le job, que la souveraineté de la République française peut être convoquée... que des moyens doivent être diligentés.
On se met même à vanter les mérites de notre modèle social, sociétal et ce, la larme à l’oeil quand on voit les monuments de villes capitales s’illuminer des couleurs de la République, la Marseillaise jouée au Metropolitan Opera NYC.

Nous faisons ici l’hypothèse que le concept de politique publique tel qu’il est utilisé aujourd’hui mine la notion même d’intérêt général mettant à mal la question publique qui relève d’une institution dotée d’une histoire avec ses valeurs... et des professionnels qui risquent d’être les tout premiers perdant d’une société dont la centralité serait devenue la satisfaction des besoins… mais des seuls rentiers.

Je m’interrogeais en janvier dernier afin de savoir si l’Etat social était Charlie, sans y apporter de réponses fermes et définitives, émerveillé naïvement de ce que l’on pouvait penser être un sursaut pour le bien commun.

​Face à l’impérialisme du court terme, de la simplification, des économies à réaliser : avatars d’une société en perte de sens, comment revenir sur les fondamentaux d’une régulation publique qu’il convient d’adapter aux enjeux d’une société en perte de repères où la question du bien commun se vide de sa substance ?

Pour faciliter la compréhension des enjeux territoriaux, des mutations de l’Etat, des reconfigurations des collectivités territoriales, de la place de la société civile dans la construction de l’intérêt général, Rhizome est un espace de dialogue, d’échanges et de formation au service des professionnels dans toute leur diversité en quête de ressourcement dans un environnement institutionnel des plus troublés.

​Paradoxe des paradoxes, alors que l’on pensait que la dynamique à l’œuvre du gouvernement Fillon était la doxa libérale avec pour corollaire un Etat modeste, l’Etat n’a jamais été aussi fort lors de cette première décennie du XXI° siècle, sans le sou certes, mais omniscient et omniprésent.

​Comment peut-on plaider aujourd’hui pour un Etat bien vivant et bon vivant, un Etat rond, replet… ? Qui peut s’en faire l’avocat, ne s’agit-il pas d’une cause perdue, voire « ringarde » ? Après les nombreuses déferlantes « light » et libérales, l’Etat a subi, ici ou là dans le monde, une cure de « slim fast » qui semblait aller de soi. De bien vivant et bon vivant, on a politiquement considéré que l’Etat était trop gras. Mais à défaut d’avoir rendu l’Etat svelte, celui-ci peut s’enorgueillir de s’être paré d’un ventre particulièrement mou. La mode du maigre, du fade s’imposerait également dans nos choix politiques sur l’Etat. 

​Nous assistons aujourd’hui à l’expression d’une double réflexion sur la modernisation, menée parallèlement et de façon déconnectée, et au sein de l’Etat, et au sein des entreprises…

Depuis des décennies, un concert ininterrompu de lamentations déplore le fonctionnement de l’administration, la multiplication désordonnée des initiatives, une crise générale de l’Etat qui, si l’on en croit René Lenoir, est en train de “disjoncter”.

Contact

  • Les vignes 26 400 PIEGROS-LA-CLASTRE
  • Téléphone : 04 75 40 04 05
  • Fax: 01 73 72 96 71
  • Contactez-nous
  • S.A.S. au capital de 25 000 Euros
  • RCS Romans : B 393 446 646
  • SIRET : 393 446 646 000 35
  • Code APE : 7022Z

Newsletter

Abonnez-vous à notre newsletter mensuelle.

A propos

Rhizome, société d’étude & de conseil a été créée en décembre 1993. Elle est également organisme de formation.